Aller au contenu


Photo

Journal Partagé Sur Le Comportement Ecologiquement Responsable


  • Veuillez vous connecter pour répondre
32 réponses à ce sujet

#31 Roadwolf

Roadwolf

    Pro de l'hélice

  • Membres du CA
  • 2 821 messages

Posté aujourd'hui, 21:22

Salut pat,

 

ton article est très intéressant et à s'y rappeler, les arbres sont apparus sur la terre bien avant les espèces vivantes poissons et autres animaux.

 

Les arbres nous cachent pas mal de mystères. Il serait même utile de les comprendre un peu mieux pour qu'ils nous guérissent d'une certaine façon. En récupérant des informations à leur sujet on saura.



#32 Roadwolf

Roadwolf

    Pro de l'hélice

  • Membres du CA
  • 2 821 messages

Posté aujourd'hui, 21:28

CO2-150x150.jpg
Photosynthèse ou pourquoi les plantes ont elles besoins de ce co2

3 juillet 2013 de prof_gilberto | 0 Commentaires

photosynthese-300x200.jpgOn peut répondre à cette question en étudiant la composition d’une plante et la fabrication de la matière organique.

Les êtres vivants sont constitués de molécule de Carbone ©; d’hydrogène (H), d’Oxygène (O) et d’azote (N comme Nitrogène).

Les plantes vertes, chlorophyllienne, ont la capacité de produire leur propre matière organique à partir d’éléments minéraux (comme le dioxyde carbone, CO2).

Elles sont qualifiées d’autotrophes.

A contrario, pour créer sa matière vivante, l’homme (et les animaux) a besoin de molécules organiques , prête à être consommer, (comme une bavette à l’échalote )

Les plantes vertes quant à elles prélèvent par les parties aériennes le CO2 qui leurs fournira le carbone et l’oxygène (essentiellement par les feuilles, hormis quelques xérophytes* comme les cactées, les euphorbiacées ou les échanges gazeux se font par la tige). L’hydrogène vient de l’eau absorbée par la plante.

A partir de ces 2 molécules et avec de l’énergie lumineuse, la plante fabrique sa propre « nourriture » durant un processus appelé photosynthèse.

*( Xérophytes: plantes adaptées à des conditions de sécheresse. Ce sont les plantes des régions arides)

La photosynthèse est un processus biochimique permettant aux plantes vertes (chlorophyllienne) de capter l’énergie lumineuse, transformer le CO2 en carbone organique et de restituer de l’oxygène à l’atmosphère. (D’après D. Soltner)

Le bilan de la photosynthèse est le suivant:

6 CO2 + 12 H2O + ( Énergie lumineuse) => C6H12O6 +6 H2O + O2***

co2-nuage-300x240.jpg

En voyant cette relation, on se rend compte de l’importance du gaz carbonique et de l’eau dans le processus de la photosynthèse. Les « sucres »qui sont produits au cours de ce processus sont destinés à alimenter les cellules en en énergie (C’est le processus de respiration, qui est le contraire de ma photosynthèse: consommation d’O2 et rejet de CO2)

(De plus, un échantillon de plantes séchées de 100 grammes contient 45 g de carbone, presque la moitié..-Morard)

Le dioxyde de carbone est un gaz incolore, inodore présent dans l’air que nous respirons. Ma molécule de CO2 se compose d’un atome de carbone pour deux atomes d’oxygène.

La teneur en CO2 à l’air libre varie peu dans la journée: de 350 à 400 ppm (partie par million) que l’on soit en ville ou à la campagne. Ce gaz à une densité de 1,53 à 21°C, le CO2 est donc plus lourd que l’air.

  Le dioxyde de carbone provient

total-emission-co2-300x147.jpg– De la respiration et la fermentation d’êtres vivants (végétaux terrestres ou aquatiques, animaux et microorganismes)

– Des incendies de forêts

– Des volcans en activités

– Et bien sûr des activités industrielles et domestiques.

    A ce propos, la teneur en CO2 dans l’air avant la révolution industrielle en contenait 280 ppm.( soit une augmentation de 0,035% par an depuis un siècle).

evolution-concentration-co2-218x300.jpg

Ce gaz est toxique pour l’homme à haute dose (et les animaux qui conduit à l’asphyxie), mais le CO2 constitue la base de « l’alimentation » pour les plantes chlorophylliennes. Il faut absolument renouveler l’air dans un espace de culture clos avant que les plantes ne trouve plus cette ressources essentielle.

Ainsi, une plante (C3) qui pousse dans un environnement appauvri en CO2 (inférieur à 100ppm, 0,01%) arrête l’absorption de ce gaz . La croissance est freinée, le rendement est diminué.

De plus, on s’est aperçu que le rendement est lié à l’activité photosynthétique, et donc au CO2 (en parti).

Une augmentation de la teneur en CO2 de l’air une action positive sur le rendement* ( augmentation). En effet, on note une augmentation de la quantité de matière sèche par la plante.

        La teneur optimale de ce gaz varie selon les plantes cultivées,

– Fleurs coupées: 600à 1500ppm (Lys, Rose, etc)

– Potées fleuries, plantes à massifs ,plantes vertes : 600 à 1000ppm (Pensée, Primevère, Célosie, et plantes d’appartement)

– Plantes maraichères: 1 000 à 1 500ppm. (tomate, concombre, fraise)

 

*(Rendement: masse d’une production agricole par unité de surface. Exemple de rendement pour le blé: 70 quintaux/hectare).

http://hydroponie.fr/photosynthese-et-co2/



#33 Roadwolf

Roadwolf

    Pro de l'hélice

  • Membres du CA
  • 2 821 messages

Posté aujourd'hui, 21:36

"Compensez vos émissions de gaz carbonique en plantant un arbre". Vous avez déjà lu entendu ça quelque part,. Alors un arbre, combien de CO2 ? Plus complexe qu'elle n'y paraît la question, pose celle plus vaste, d'une politique mondiale de la forêt.
 

Allons-nous rémunérer la plantation d'un arbre ? Peut-on vraiment compenser des émissions de CO2 par la plantation d'un arbre ? Comment protéger la forêt, et d'ailleurs faut-il la protéger ? Quelles seraient les bonnes règles de la compatibilité mondiale du gaz carbonique quand il s'agit de la forêt, quelle fiscalité climatique pour la déforestation, la reforestation, la création de nouvelles forêts ? Il faudra bien qu'à Cancun ou ailleurs les dirigeants de la planète s'accorde sur ces points. Nous n'allons ici qu'effleurer le sujet mais voici quelques bases pour nous ouvrir l'esprit, rester vigilant et critique.

 

Un arbre comment ça marche ?

Sous l'effet des rayon du soleil, un arbre transforme le CO2 de l'air et l'eau du sol en bois, en écorce, en racines et en feuilles. L'arbre absorbe le CO2 de l'air, et la lumière du soleil, principalement par les feuilles. Le CO2 se combine avec l'eau (essentiellement puisée dans le sol) pour former le bois, l'écorce, les racines, le feuillage ; l'énergie nécessaire vient du soleil.

 

Pour être un peu plus précis, le CO2 est capté par les stomates des feuilles (des pores, généralement située sur la face inférieure des feuilles) ; au cours de ce processus bien connu sous le nom photosynthèse, le CO2 et l'hydrogène de l'eau, sous l'effet de la lumière servent d'ingrédients pour fabriquer la cellulose, des sucres, et d'autres composants. L'oxygène de l'eau est rejeté par la plante.

 

Pour en savoir plus, les curieux ayant un faible pour la chimie pourront consulter les définitions des trois principaux composants d'un arbre, la cellulose, l'hémicellulose et la lignine sur Wikipedia, ). Au processus de photosynthèse qui fabrique la matière végétale, dont le bois, se superpose le processus vital de l'arbre, sa respiration , qui, comme la nôtre émet du CO2 et de la vapeur d'eau.

 

L'ensemble s'inscrit dans un cycle saisonnier ; par exemple les feuillus des zone tempérées perdent leur feuille qui en se décomposant se transforment à nouveau en gaz à effet de serre, du méthane et du CO2. Mais au fil de sa croissance l'arbre séquestre du CO2 dans ses fibres, dont une partie non négligeable dans les racines, et donc dans le sol. Enfin la croissance de l'arbre, et donc sa capacité à fixer du carbone, forte dans les premières décennies, ou dans les premiers siècle selon les essences, se ralentit, pour devenir très faible. Pour les feuillus communs de nos latitudes, cet âge adulte de l'arbre est de l'ordre de 150 ans à 200 ans, pour les résineux à croissance rapide destinés à l'industrie, de l'ordre de 40 à 80 ans.

 

L'arbre stocke temporairement du CO2

La durée de vie d'un arbre peut être de plusieurs milliers d'années (3000 ans pour grands séquoias américains, et 8000 pour des résineux récemment découvert en Suéde) mais les arbres issus de forêts exploitées pour la construction sont généralement abattus après quelques dizaines d'années (60 à 100 ans pour les résineux, 150 ans et plus pour les feuillus).

 

Les bois élevés pour l'industrie, la fabrication de pâte à papier par exemple, font l'objet de cycle de plantation plus court, généralement moins de 30 ans. Au cours de leur traitement, une partie de l'arbre, les branches, l'écorce, la sciure, est généralement brûlée ou transformée en combustibles (pellet pour chaudière par exemple).

"En plantant un arbre vous empruntez à la nature du CO2 qui lui sera rendu plus tard".

 

Le processus de valorisation de l'arbre, abattage, transport, sciage, séchage, transformation, consomme lui même de l'énergie. Une fois transformé en papier, ou en bois de construction, la durée de vie des produits de l'arbre varie de quelques semaines à... quelques siècles. Mais, au final, le bois sera rendu à la nature sous forme de CO2 (combustion) ou de méthane (décomposition). L'arbre ne fait que stocker le gaz carbonique pendant un certain temps. En plantant un arbre vous empruntez à la nature du CO2 qui lui sera rendu plus tard.

 

Et si l'arbre neuf remplace un arbre vieux, ce qui sera généralement le cas, la plantation ne fait que perpétrer un système, une exploitation, qui dans le meilleur des mondes devrait être à l'équilibre (autant d'arbres coupés que d'arbres plantés) mais qui est aujourd'hui est largement déficitaire.

 

En France la surface de bois a augmenté ces dernières décennies à un rythme de l'ordre de 30 000 hectares par an. Malheureusement les forêts tropicales perdent de 70 000 à 170 000 kilomètres carrés par an (1km² = 100 hectares). Les estimations mondiales faites par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) indiquent une perte nette de 112 600 kilomètres carrés de forêt par an, soit 33 terrains de football par minute. Le déboissement est la première source d'émissions de CO2 dans l'atmosphère (20% de toutes les émissions). 

Alors, un arbre combien de CO2 ? 

Les officines de compensation carbone disent "plantez un arbre et compenser ainsi vos émissions". Par exemple TreeCanada propose un calculateur pour estimer vos émissions et calcule le nombre d'arbre qu'il vous faudrait planter afin de les neutraliser. Pour une tonne de CO2, environ 6000 km en voiture, il faut planter 140 arbres. Ce qui fait 7,2 kg de CO2 séquestré par arbre et par an. Ce chiffre est calculée sur la moyenne des 80 premières années de la vie de l'arbre. TreeCanada vous propose de les acheter réellement, soit à 4 dollars canadiens l'arbre, cela équivaut à un coût de 560 dollars canadien, soit de l'ordre de 350 euros.

 

Sur Colarodo Trees, on trouve la valeur de 5,9 kg par an de carbone, soit 3,6 x 5,9 = 21,2 kg de CO2 "séquestré". L'association Trees for the future estime qu'un arbre planté en région tropicale séquestre en moyenne 22 kg de CO2 par an.

 

La méthode de calcul que nous retrouvons le plus communément est la suivante : déterminez le poids de l'abre vert sachant que les racines représentent 20% du poids total. Determinez les poids de matière sèche en multipliant par 0,725. De là la quantité de carbone est généralement estimée à 50% de la matière sèche.  En multipliant par 3,66 vous obtenez la quantité de CO2 séquestré. Vous trouverez plusieurs méthodes dans ce document en anglais, en particulier des approxiations pour calculer le poids de l'arbre vert.

 

Un arbre = 3 trois arbres ? 

Soit, vous payez ! Votre tonne annuelle de CO2 est compensée par la pousse de l'arbre pendant toute sa durée de vie de l'arbre (nous reviendrons sur ce point).

 

En fin de vie, supposons que l'arbre serve à construire une maison. Supposons encore qu'ayant fait quelque progrès, notre fiscalité impose au propriétaire une taxe carbone sur les matériaux de construction ; elle est destinée à limiter l'énergie dépensée dans la construction. Mais le bois est considéré comme ayant stocké du CO2 et il est donc compté négativement. Il compense donc dans le bilan CO2 de la construction de la maison, par exemple du gaz carbonique émis lors de la fabrication des briques.

 

Les petits enfants du proprétaire démolissent la maison et vendent le bois à la chaufferie municipale, qui fonctionne au bois. Celle-ci paie une taxe carbone correspondant à ses émissions carbone. Mais dans le cas présent on considère que la combustion du bois est neutre parce qu'il restitue à l'atmosphère du CO2 emprunté pendant sa croissance, il compte donc pour du beurre.

 

Au final le même bois aura servi à compenser vos kilomètres, une partie des émissions résultant de la construction de la maison, et à ne pas payer de taxe carbone. Manifestement quelque chose ne va pas.

Une solution simple consisterait à considérer que le bilan carbone d'un arbre est nul, que le bois est environnemtalement neutre. Le planter, l'abattre, s'en servir comme matériau de construction, le brûler ne donnerait lieu, à rien, ni crédit, ni taxe. La méthode est acceptable dans les forêts gérées, mais elle ne protège pas contre la déforestation des forêts primaires.

 

lD'où l'idée du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier des Nations Unies (UN-REDD). Il vise à acheter de la forêt pour la protéger ou rémunérer les pays qui choisissent de la conserver plutôt que de l'exploiter.

 

Une autre consisterait à rémunérer le planteur d'arbre, ou le conservateur des fôrêts, pour sont stockage dans le temps, mais sur quelle base, selon quelle formule ? Sachant d'ailleurs que le même exploitant pourrait défricher dans telle région du monde, pour planter dans telle autre, tout en conservant la même surface forestière mais en touchant les rémunérations liés aux plantations et à leur séquestration de CO2 potentielle.

.

Une forêt combien de CO2 ?

Si on augmente la surface des sols boisés et à supposer que cette surface ne se réduise jamais tout en étant continuellement exploitée, on augmente globalement la séquestration du carbone. On peut donc raisonner plus facilement en terme de forêt. Selon les régions, le climat, l'altitude, le type de forêt, le type d'exploitation, les essences qui la composent, les méthodologies de calcul, l'indication de la quantité de carbone séquestré par hectare de forêt varie assez largement. Donnons cependant quelques ordres de grandeur. Entre 3 et 10 tonnes par hectare et par an pendant les premières décennies de croissance pour des plantations de pins ou de noyers dans 3 régions différentes des USA. Selon les essences le pique de séquestration se fait sentir entre 20 et 80 années d'âge, pour décroître assez rapidement (après 150 ans) à des valeurs à inférieures à une tonne à l'hectare et par an. Source pewclimate.org . Sur 100 ans, la même source donne un séquestration de l'ordre de 300 tonnes par hectare sur 100 ans pour le pin loblolly dans le delta du Mississippi.. http://www.pewclimat...quest_Final.pdf.

 

Des valeurs similaires sont obtenus aux Philippines pour des plantations ou du taillis (4 à 10 tonnes par an par hectare) ( source Université des Philipinnes) et moins d'une tonne par hectare pour la forêt naturelle.

 

L'agence de protection de l 'environnement des Etats-Unis (EPA) donne des chiffres de l'ordre de 600 kg à 6 tonnes par hectare selon qu'il s'agit de reforestation ou de nouvelles forêts, et selon les essences. La valeur la plus élevée concernant le pin Douglas sur la côte pacifique. L'âge de saturation de la séquestration se situant entre 90 et 150 ans.

On retiendra donc, comme ordre de grandeur, la valeur de 5 tonnes par hectare par an.

 

Faut-il raser les forêts primaires ?

Une forêt adulte n'absorbe pratiquement pas plus de CO2 qu'elle n'en rejette. Alors dire que l'Amazonie est le poumon de la planète ne serait-il qu'une idée reçue ? La raser pour replanter de jeunes arbres ne serait-il pas plus efficace en terme de séquestration CO2 ? Cette position pourrait être défendue. Mais nous savons aussi que la forêt primaire est un vaste réservoir de biodiversité, une pharmacie, un régulateur de climat, un dépollueur d'air, un abri nourricier pour des population locales... Son exploitation rejette par ailleurs des millions de tonnes du gaz carbonique et de méthane séquestrés dans les sols, ou résultant de la combustions sur place des produits non exploitables. 20 % des gaz à effets de serre seraient ainsi causés par la déforestation des forêts tropicales (IPCC nov. 2000).

 

D'où l'idée de ne pas négliger les actions de déforestation et reforestaion dans le calcul des émissions des états et dans tout calcul où il y a un changement d'utilisation des sols ( par exemple couper la forêt primaire pour cultiver des agrocarburants). Ces mécanismes sont nommés LULUCF (Land Use, Land-Use Change and Forestry) par la Convention cadre des Nations Unies (UNFCCC) sur le changement climatique.

 

Les forêts urbaines, font plus que séquestrer du carbone. Plantés en ville les arbres, les arbres procurent une ombre bienfaitrice et peuvent diminuer l'usage de la climatisation. Si 50 millions d'arbres étaient plantés dans les villes californiennes, ils séquestreraient 4,5 millions de tonnes de CO2 annuellement (source US Forest Service ) ce qui fait de l'ordre de 90kg de CO2 par arbre et par an.

 

Sources

Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), State of the World's Forest, 1999. (Rome: FAO, 1999). p. 135. Voir aussi sur le site de Global Forest.

 

http://www.ddmagazine.com/2060-Un-arbre-combien-de-CO2.html






0 utilisateur(s) li(sen)t ce sujet

0 membre(s), 0 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)


©2012 6enligne.net
Ce site n'a aucun lien avec le groupe BMW - La marque et les logos BMW sont déposés et appartiennent au groupe BMW